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Parmi les méthodes existantes pour l’assainissement des eaux, la phytoépuration gagne en popularité. Écologique et inodore, elle semble être la solution idéale pour les zones éloignées.

Cependant, sa mise en place n’est pas aussi simple et demande de connaître la théorie derrière les filtres implantés pour la purification. Dans cet article, nous avons décidé de définir la phytoépuration et de détailler les plantes les plus utilisées dans cette technique.

Qu’est-ce que la phytoépuration ?

La phytoépuration, aussi appelée lagunage, est une technique d’assainissement des eaux esthétique et inodore. Elle est surtout utilisée en zone rurale, puisqu’il n’y a pas forcément de réseaux d’égouts, et remplace assez efficacement les fosses septiques classiques.

Tout comme les autres méthodes d’assainissement des eaux, la phytoépuration cherche à séparer les matières liquides et solides, et elle utilise des filtres spéciaux pour la détérioration des particules organiques. Grâce à l’implantation de bactéries et de plantes, les substances d’origine biologique sont dégradées et transformées en minéraux utiles pour le milieu. L’idée est réellement de trouver un équilibre entre le nombre de bactéries introduites et la masse de substances à détériorer.

Bien sûr, toutes les substances ne sont pas biodégradables et risquent de s’accumuler, notamment celles créées par la pollution chimique qui constitue toujours un défi dans le domaine de l’assainissement des eaux.

Quels sont les avantages et les inconvénients de la phytoépuration ?

On pourrait se demander quel est l’intérêt de la phytoépuration par rapport aux techniques plus traditionnelles. Tout d’abord, c’est un écosystème écologique et extrêmement respectueux de l’environnement. Il est aussi beaucoup plus facile à installer qu’une fosse septique et plus facile à entretenir.

Le montage est moins coûteux et c’est un investissement durable et adapté aux zones rurales. C’est aussi un système propre, inodore et qui ne produit pas de pollution visuelle, d’autant plus que le rejet de déchets est contrôlé et très peu conséquent. Si l’on a un bon système de contrôle du taux de bactéries implantées, la phytoépuration peut se montrer très performante, voire plus que les méthodes classiques.

Côté inconvénient, il faut commencer par dire que si l’étude préalable à sa mise en place n’est pas sérieuse et précise, ce serait investir pour rien. C’est un système qui demande aussi de très grandes surfaces. S’il ne demande pas grand-chose en matière d’entretien, il demande cependant à ce que cela soit fait assez souvent pour une meilleure productivité. Le rendement du système va également dépendre des saisons.

Les plantes utilisées dans la phytoépuration

Les filtres utilisés dans la phytoépuration sont constitués de trois acteurs principaux. Tout d’abord, les bactéries qui vont dégrader les particules des organismes à détériorer et dont le nombre doit être prudemment contrôlé.

Vient ensuite le substrat, qui est l’habitat des bactéries et il est principalement constitué de gravier ou de granulat. Il constitue aussi une première étape de l’assainissement grâce à son filtre qui va séparer l’eau des plus gros éléments qui s’y trouvent.

Enfin, les plantes. Même si elles jouent un rôle mineur dans l’assainissement direct de l’eau, ce sont elles qui vont stimuler l’activation bactérienne afin d’avoir de meilleurs résultats. Elles vont également participer à décolmater le filtre grâce à leurs mouvements et leurs racines. Voici un exemple des plantes utilisées pour la phytoépuration :

  • Acorus calamus variegatus ;
  • Alisma sp ;
  • Aponogeton distachyos ;
  • Butomus umbellatus.

C’est une liste des meilleures plantes épuratrices, et qui sont principalement choisies selon leur résistance, leur facilité à se multiplier, à coloniser et leur capacité à grandir dans l’ombre. Et bien évidemment, selon les saisons où elles poussent, afin d’avoir un excellent rendement à tout moment de l’année.

La phytoépuration est donc une méthode écologique pour assainir les eaux. Facile à mettre en place et à entretenir, c’est surtout l’étude et le choix des filtres qui peuvent poser problème.

Catégories : Habitat écologique